Jeudi 15 Mars 2001
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - Le Président de la République, Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya, a reçu en audience mercredi au palais présidentiel
Mme Yalinda Kebatse, présidente de l'Union Mondiale pour la Nature (UMN), et les présidents des délégations participants à la manifestation "don à la terre"
attribué cette année au Parc National du Banc d'Arguin.
A l'issue de l'audience, qui a eu lieu en présence de M. Bâ Silèye, secrétaire général du Gouvernement, Mme Yalinda Kebatse a fait la déclaration suivante à
l'AMI :
" Nous sommes ici pour féliciter le Président de la République pour la nouvelle législation relative au Parc National du Banc d'Arguin qui constitue un exemple
pour la région et pour la célébration "Don à la terre" visant la protection du parc.
Nous en avons profité pour féliciter le Président de la République et le gouvernement de la Mauritanie ".
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - Le Premier ministre, Monsieur Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna, a présidé mercredi matin à Nouakchott la cérémonie de
"Don à la terre", à titre symbolique, du texte de la loi relative au Banc d'Arguin.
Cette cérémonie s'est déroulée en présence des ministres de l'Intérieur, des Postes et Télécommunications, des Finances, des Affaires Economiques et du
Développement, des Pêches et de l'Economie Maritime, du Développement Rural et de l'Environnement, de la secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre
chargée des Technologies Nouvelles, des conseillers et chargés de mission au Premier ministère et des représentants d'institutions nationales et internationales
impliquées dans la protection de l'environnement.
L'attribution cette année du "Don à la Terre" au Banc d'Arguin constitue une reconnaissance des efforts déployés par les pouvoirs publics dans la protection de
l'environnement.
Le Premier ministre a ainsi reçu, au nom du Président de la République, Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya, le symbole du "Don à la Terre" des mains
du Dr Claude Martin, directeur général du Fonds Mondial pour la Nature.
Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, le Premier ministre a souligné la signification particulière de la loi faisant l'objet du "Don à la terre" et la place
de choix qu'occupe la protection de l'environnement dans les hautes préoccupations du Président de la République, Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya.
Voici le texte intégral de ce discours :
"M. le directeur général du Fonds Mondial pour la Nature,
- Madame la présidente de l'Union Mondiale pour la Nature,
- M. le président-fondateur de la Fondation Internationale du Banc d'Arguin,
- M. Le directeur général de la Convention Ramsar,
- M. Le président du Conseil Scientifique du Banc d'Arguin,
- Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, et chefs de missions diplomatiques et représentants des organisations internationales,
- Mesdames et Messieurs,
Il m'est particulièrement agréable de présider aujourd'hui la cérémonie de Don à la Terre, à titre symbolique, du texte de la loi relative au Banc d'Arguin. Cette loi
prend une signification particulière dans la mesure où elle vise à assurer la protection d'une réserve naturelle unique en son genre qui revêt une importance
écologique et économique capitale.
C'est le lieu de souligner la place de choix qu'occupe la protection de l'environnement dans les hautes préoccupations du Président de la République, Monsieur
Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya. Sous sa clairvoyante et sage direction, notre pays a en effet jeté les bases d'un développement durable qui tient compte de
l'ensemble des dimensions politiques, économiques, sociales et écologiques.
Ainsi, la protection de l'environnement a toujours constitué un axe fondamental de notre politique de développement, ce qui s'est traduit par la mise en œuvre
de plusieurs programmes portant sur la lutte contre la désertification, la préservation du couvert végétal, la protection des réserves naturelles et de
l'environnement marin, en plus de la sensibilisation des populations aux questions de l'environnement.
Dans ce contexte, le gouvernement a mis en place le cadre juridique et institutionnel relatif à la protection de l'environnement, à travers l'institution d'un conseil
national et de conseils régionaux pour l'environnement et le développement, la révision des textes juridiques régissant la protection des forêts, la chasse, les
réserves naturelles du Banc d'Arguin et du Diawling, ainsi que la promulgation de la loi-cadre de la protection de l'environnement et du code pastoral.
La protection de l'environnement, compte tenu des enjeux universels de l'écologie, relève en effet de la responsabilité commune de l'ensemble des Etats et
nations et commande le renforcement de la coopération internationale et la mobilisation de toutes les énergies, tant individuelles que collectives.
A cet égard, la République Islamique de Mauritanie a joué, de par sa situation géographique et les défis écologiques auxquels elle se trouve confrontée, un rôle
éminent dans le cadre des efforts de la communauté internationale dans le domaine de la protection de l'environnement.
C'est ainsi que notre pays qui est membre fondateur du Centre Arabe des Etudes des Zones Sèches et Terres Arides, du Comité Inter-Etats de Lutte contre la
Sécheresse au Sahel (CILSS), et qui joue un rôle de premier plan au sein du conseil d'administration de l'Observatoire du Sahara et du Sahel, a contribué de
manière active au Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992, ainsi qu'aux importantes recommandations et conventions subséquentes.
Mesdames et Messieurs,
Le Parc du Banc d'Arguin qui est l'objet de notre rencontre d'aujourd'hui revêt une importance capitale en tant qu'espace de reproduction, de régénération et de
conservation des ressources naturelles, mais également de préservation de l'équilibre écologique. A ce titre, il figure sur la liste des zones humides d'une
importance internationale (Convention Ramsar) et a été inscrit par l'UNESCO sur la liste des sites du Patrimoine Mondial.
Mesdames et Messieurs,
La loi du 19 janvier 2000 relative au Parc National du Banc d'Arguin, élaborée avec la participation des populations résidentes du Parc, et en concertation avec
l'ensemble des partenaires intéressés, constitue un engagement fort du gouvernement en vue de la protection de ce site écologique exceptionnel, et la preuve
éclatante de notre ferme volonté de prendre une part active aux efforts de la communauté internationale visant à protéger l'environnement et à garantir un avenir
meilleur aux générations futures.
La loi relative au Banc d'Arguin vise à assurer un développement harmonieux des populations de cette zone, à protéger les ressources naturelles, à promouvoir
les activités éducatives dans le domaine de l'environnement, à encourager la recherche scientifique et à sauvegarder les sites archéologiques. Elle définit les règles
relatives à l'aménagement, à la conservation et à la gestion du Parc du Banc d'Arguin, dans la perspective d'un développement harmonieux et durable.
Mesdames et Messieurs,
La présente cérémonie qui regroupe d'éminentes personnalités du monde scientifique, venues de divers pays, procède de l'universalité des défis écologiques, et
de la nécessité de la coopération et de la solidarité internationales en ce domaine.
Je saisis cette occasion pour exprimer notre profonde gratitude aux Etats, aux organisations internationales, ainsi qu'aux organisations non gouvernementales,
qui apportent leur généreux appui à notre pays dans ses efforts constants en matière de protection de l'environnement.
Je voudrais exprimer nos vifs remerciements et notre considération aux éminentes personnalités qui portent intérêt aux questions de l'environnement dans notre
pays, et particulièrement à M. Le Docteur Luc Hoffmann, président-fondateur de la Fondation Internationale du Banc d'Arguin, fondation qui a été créée afin
de contribuer à la conservation de cette réserve naturelle unique en son genre.
Je tiens, par ailleurs en cette circonstance, à saluer les efforts déployés par feu le Professeur Théodore Monod pour faire connaître le Banc d'Arguin et ses
spécificités.
Enfin, je vous souhaite un agréable séjour en République Islamique de Mauritanie.
Je vous remercie".
Prenant la parole à la même occasion, M. Mohamed Ould Bouceif, directeur général du Parc National du Banc d'Arguin (PNBA), a souligné l'importance de ce
parc, des richesses qu'il recèle et du site touristique attrayant qu'il constitue. Il a ajouté que ce site se caractérise par un mode de vie et de culture particulier qui
se base sur une gestion rationnelle des ressources maritimes. La population résidente, les Imraguen, ont réussi depuis de nombreux siècles à s'adapter à ce mode
de vie, a-t-il expliqué.
Pour sa part, le Dr Claude Martin, directeur du Fonds Mondial pour la Nature, a indiqué qu'il s'agit d'un événement historique pour la Mauritanie, expliquant
que le "Don à la Terre" permettra au fonds de faire connaître le Banc d'Arguin et d'insister sur la nécessité de contribuer à la protection des espèces y vivant et
des richesses naturelles dont il regorge. Il a ajouté que l'attribution du "Don à la Terre" au Banc d'Arguin constitue une occasion pour porter hommage au rôle
capital joué par M. Luc Hoffmann, considéré comme étant " le père et l'artisan de toutes les initiatives entreprises en faveur de ce parc ".
De son côté, Mme Yalinda Kebatse, présidente de l'Union Mondiale pour la Nature, a estimé que la dimension environnementale et naturelle occupe une
position fondamentale dans l'amélioration des conditions de vie des personnes et la garantie d'un développement durable. Elle a exprimé ses remerciements au
gouvernement mauritanien pour sa coopération et l'intérêt particulier qu'il accorde à l'environnement.
Quand M. Daniel Bresc, directeur général de la Convention Ramsar, il a félicité le gouvernement mauritanien pour l'attention remarquable qu'il accorde aux
zones humides et exprimé la disponibilité de son institution à accorder tout le soutien nécessaire dans ce domaine à la Mauritanie.
Enfin M. André Hoffmann, président de la Fondation Internationale du Banc d'Arguin (FIBA), a salué l'attribution du "Don à la Terre" au Banc d'Arguin,
considéré comme un patrimoine humain. Il a ajouté que sa fondation " qui a accompagné ce parc pendant 15 ans continuera de collaborer avec les autorités
mauritaniennes dans ce domaine ".
Après la cérémonie, le directeur général du Banc d'Arguin, celui de la Convention Ramsar, le président de la FIBA et la directrice de l'Union Mondiale pour la
Nature ont tenu une conférence de presse à laquelle a assisté un grand nombre de journalistes et de communicateurs.
Cette conférence a porté sur les efforts déployés en faveur du Banc d'Arguin et la signification de l'attribution du "Don à la Terre" à ce site.
Par ailleurs, un séminaire technique sur la conservation marine et la gestion des ressources halieutiques, organisé conjointement par le PNBA et le Centre
National de Recherches Océanographiques et de Pêche (CNROP) dans le cadre de la cérémonie du "Don à la terre", a débuté le même jour à Nouakchott.
La cérémonie d'ouverture de cette rencontre scientifique a été co-présidée par MM. Mohamed Ould Bouceif, directeur général du PNBA, et Claude Lefeuvre,
président du Conseil Scientifique du PNBA.
La rencontre a été marquée par la présentation de deux communications par MM. Mohamed Ould Bouceif, et Mohamed M'Bareck Ould Soueilem, directeur du
CNROP.
Le premier conférencier a fait l'historique du PNBA qui a été créé en 1976 dans le but de préserver la biodiversité et de veiller sur les espèces menacées à forte
valeur patrimoniale et de pratiques culturelles représentant des richesses à préserver. Il a par la suite expliqué les fonctions écologiques spécifiques de la partie
maritime du PNBA.
Le deuxième conférencier a indiqué que le CNROP juge fondamental de développer des programmes de recherches scientifiques sur le Banc d'Arguin, ajoutant
que de nombreux indices (populations d'oiseaux piscivores, techniques de pêche traditionnelle des pêcheurs riverains) laissent entrevoir que la zone constitue
un compartiment très différent de l'écosystème côtier mauritanien.
Le directeur du CNROP a par la suite évoqué les contraintes auxquelles le PNBA fait face, notamment : un espace vaste de 600 km2 (partie marine) et un
espace ouvert qui doit être comparé aux zones adjacentes.
Les communications ont suscité un débat ayant permis de lever tout équivoque sur les particularités du PNBA.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - M. Rachid Ould Saleh, ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, a
détaillé mercredi devant la presse le projet de décret révisant le repos hebdomadaire au niveau national adopté le même jour en conseil des ministres.
Introduisant l'explication du décret, le ministre a dit que "le secteur privé et certaines administrations appliquent le système de la semaine de cinq jours depuis
quelques années", ajoutant que "dans le but d'uniformiser le travail hebdomadaire au niveau national, le conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant
le repos hebdomadaire aux journées de vendredi et de samedi tout en conservant la semaine de 40 heures".
"Pour cette raison, a souligné M. Rachid Ould Saleh, les horaires de permanence débuteront à partir du dimanche jusqu'à jeudi, de huit heures à 16 heures. Le
repos hebdomadaire sera de deux jours, vendredi et samedi, comme je l'ai souligné. Tous les secteurs de l'Etat devront s'adapter à ce nouveau horaire, à
l'exception de certaines administrations telles que l'information, les télécommunications, le réseau administratif de communication (RAC), l'enseignement et les
forces de sécurité.
Cet horaire est harmonisé avec celui en vigueur dans la plupart des pays du monde, la semaine de cinq jours étant maintenant connue partout dans le monde.
Ses avantages sont importants.
Ainsi, le contact entre les fonctionnaires et les leurs à l'intérieur du pays sera plus fréquent et nous escomptons que l'aménagement d'une journée libre
renforcera les opportunités de contacts entre les intellectuels et les autres citoyens, ce dont nous avons besoin.
L'économie de moyens et de temps milite aussi en faveur de la semaine de cinq jours puisque les fonctionnaires aux revenus limités bénéficieront d'une journée
d'économie de frais de transport. En même temps et dans le droit fil de la campagne "Savoir pour Tous", afin de favoriser la recherche et la diffusion des
connaissances, ce système permettra aux travailleurs et aux fonctionnaires de s'adonner à la lecture et aux activités intellectuelles grâce à la marge offerte par un
horaire plus important. Il y a aussi une sorte d'encouragement des fonctionnaires au repos, ce qui leur permettra d'aborder la semaine avec volonté, deux jours
de repos incitant plus au travail.
L'occasion est également donnée aux travailleurs de se reposer et de s'occuper à plein temps de leurs familles pendant deux jours, sachant que les horaires de
production ne diminueront pas. Les 40 heures hebdomadaires fixées par la loi n'ont pas changé.
J'insiste sur le fait que ces 40 heures commencent de 8 heures à 16 heures, c'est-à-dire 8 heures par jour et donc 40 heures avec cette semaine de cinq jours.
L'horaire appliqué chez nous auparavant était également de 40 heures, ce qui signifie que l'horaire a été maintenu, mais que la voie a été ouverte aux avantages
que j'ai mentionné.
Cela constitue également un gain de deux jours de contact avec le monde, particulièrement en matière de relations financières et économiques, alors que nous en
perdions quatre.
Ce sont là les principales raisons à l'origine de cette mesure".
M. Rachid Ould Saleh a aussi évoqué les projets de décrets portant renouvellement des permis de recherche de diamant dans les wilaya de l'Adrar et du Tiris
Zemmour, deux au profit de la société Dia Met Minerals Africa Limited et un au profit de la société Ashton West Africa Property Limited.
"Ces deux sociétés, a dit le ministre, ont fait montre de leur détermination à poursuivre les recherches, ce qui signifie qu'il y a des indices encourageants de
l'existence de ce précieux minéral dans notre pays".
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - M. Dah Ould Abdi, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a regagné Nouakchott mardi soir en provenance
d'Egypte et du Maroc.
A Rabat, le ministre a transmis un message du Président de la République, Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya, à son frère Sa Majesté Mohamed VI,
Roi du Maroc, tandis qu'au Caire, il a représenté la Mauritanie aux travaux de la session ordinaire du conseil des ministres de la Ligue Arabe tenue le 12 mars.
A son retour, le ministre a déclaré à l'AMI que la session de la Ligue Arabe a porté principalement sur la situation au Moyen-Orient et la préparation du
sommet arabe qui aura lieu à la fin de ce mois à Amman, en Jordanie.
Ont participé à ces travaux, aux côtés du ministre, M. Ahmed Ould Khlifa Ould Jiddou, l'ambassadeur de Mauritanie au Caire et à la Ligue Arabe, le directeur
du département Monde Arabe et le directeur du Protocole au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - M. Mohamed Ould Nany, ministre des Affaires Economiques et du Développement, a regagné Nouakchott mardi en
provenance de Libye où il a représenté la Mauritanie aux travaux de la 10ème session de la grande commission maghrébine spécialisée des affaires économiques
et financières tenue du 10 au 12 courant à Tripoli.
A son retour, le ministre a fait la déclaration suivante à l'AMI :
"Cette réunion vient après la rencontre consultative des ministres des Affaires Etrangères de l'UMA en marge du sommet de Yaoundé, au Cameroun, le 18
janvier 2001.
Au cours de cette session, nous avons évalué le travail des départements relevant de la compétence de la commission et exploré les perspectives de
redynamisation de la complémentarité économique maghrébine.
A cet effet, la commission a présenté un certain nombre de recommandations visant à relancer le parcours de l'UMA vers davantage de progrès et de
coordination.
Elle a notamment recommandé la mise sur pied d'une équipe de travail chargée de mettre en place le cadre juridique approprié pour améliorer le niveau de
coopération dans le domaines financier, monétaire et commercial, tout en prenant en compte la conjoncture nationale, régionale et internationale. Elle a
également appelé à mener à terme la procédure de ratification de la convention de mise en place d'une banque maghrébine d'investissement et de commerce
extérieur et au dépôt des documents approuvés auprès du secrétariat général de l'UMA en vue de leur mise en vigueur.
La commission a insisté sur la nécessité de formuler une acception à terme de la coopération maghrébine dans les domaines de l'énergie, des mines et de
l'exploitation des résultats et des études effectuées à cette fin par l'UMA.
Elle a recommandé le renforcement de la coordination des politiques des pays membres dans le domaine touristique afin de protéger l'environnement et le
patrimoine maghrébins.
Sur le plan des études sectorielles prioritaires, la commission a demandé la constitution d'une équipe d'experts maghrébins chargée d'examiner les résultats et
propositions issus de ces études d'importance capitale pour la mise en place d'une stratégie maghrébine complémentaire.
Ces études portent sur les domaines suivants :
a) politiques d'incitation à l'investissement dans les pays membres ;
b) mécanismes de compensation des dégâts inhérents à l'application de la convention commerciale et tarifaire ;
c) politiques financières, monétaires et fiscales dans les Etats membres ;
d) mécanismes d'exécution des différentes étapes de la stratégie maghrébine de développement commun à commencer par la zone de libre échange ;
e) coordination et unification des critères dans les Etats membres ;
f) développement des exportations des produits industriels artisanaux.
Les participants ont par ailleurs noté avec satisfaction la redynamisation des structures de l'UMA et exprimé l'intention de leurs pays à faire tout ce qui est de
nature à faire avancer le processus d'union conformément à la volonté des dirigeants des pays membres et aux aspirations de leurs peuples.
Enfin, je tiens à exprimer mes remerciements et ma considération à la Jamahiriya Arabe Libyenne sœur pour la très bonne organisation des travaux de cette
session et pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité remarquable dont nous avons été l'objet au cours de notre séjour".
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - M. Ahamdy Ould Hamady, ministre du Développement Rural et de l'Environnement, a regagné Nouakchott mardi en
provenance d'Alger où il a représenté la Mauritanie à la deuxième session du conseil d'administration de l'Observatoire du Sahara et du Sahel tenu du 11 au 13
mars dans la capitale algérienne.
A son retour, le ministre a déclaré à l'AMI que le conseil d'administration de l'observatoire a examiné le bilan des activités de cette institution pendant l'année
écoulée et adopté ses comptes définitifs ainsi que le plan de travail et le budget du nouvel exercice. M. Ahamdy Ould Hamady a également précisé que le
conseil a décidé de tenir sa prochaine session en mars 2002 à Nouakchott.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - M. Mahfoudh Ould Mohamed Ali, ministre des Finances, a effectué mercredi une visite d'information et de prise de contact à
l'Inspection Générale des Finances, aux directions des Contributions Diverses et des Douanes ainsi qu'à la Trésorerie Générale.
Sur place, le ministre a pris connaissance du déroulement du travail dans les différents services et subdivisions visités et a insisté sur la nécessité de faire preuve
de ponctualité et de rehausser le rendement du travail.
Le ministre avait visité mardi les directions du Budget, de l'Informatique, du Matériel et de la Dette. Il était accompagné au cours de ces visites de M.Abderrahmane Ould Abeid, secrétaire général du ministère.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - M. Ahamdy Ould Hamady, ministre du Développement Rural et de l'Environnement, a reçu mercredi une délégation de l'Union
Mondiale pour la Nature (UMN) conduite par Mme Yalinda Kebatse, présidente de l'UMN. Au cours de cette rencontre, il a été question de la coopération
entre la Mauritanie et cette institution spécialisée dans la protection des zones humides et qui intervient en appui à certains établissements nationaux à savoir le
Parc National de Diawling, le Parc National du Banc d'Arguin, l'Université de Nouakchott, la direction de l'Aménagement du Territoire et celle de la Pêche
Maritime.
Les discussions ont porté sur les préparatifs de la conférence Rio+10 prévue en 2002 et qui verra la présentation par cette union d'une stratégie de mise en
place d'un plan de protection des zones humides en Afrique de l'Ouest.
L'audience s'est déroulée en présence du secrétaire général du ministère du Développement Rural et de l'Environnement et du représentant de l'UMN en
Mauritanie.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - Mme Fatimetou Mint Mohamed Saleck, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée des Technologies Nouvelles, a reçu
mercredi le directeur régional de l'UNESCO pour l'Afrique. L'entrevue ont porté sur les voies et moyens pour développer la coopération entre l'UNESCO et la
Mauritanie.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - Les travaux de l'atelier de formation sur les méthodes de planification et de programmation des projets organisé par le ministère
des Affaires Economiques et du Développement avec la collaboration de l'UNICEF ont été clôturés mercredi après-midi à Nouakchott.
Pendant les quatre jours de l'atelier, les participants ont discuté les étapes de la programmation du développement relatif à la coopération à venir entre le
gouvernement mauritanien et l'UNICEF.
A cette occasion, M. Mohamed Ould Abdallahi Ould Ravaa, secrétaire général du ministère des Affaires Economiques et du Développement, qui a présidé la
séance de clôture, a prononcé un mot dans lequel il a précisé que les participants se sont attelés à l'examen des procédures de planification et de programmation
des projets financés par l'UNICEF. Il a ajouté que les sujets abordés par l'atelier revêtent une importance particulière pour le pays, en conformité avec les
orientations du Président de la République, Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya, visant à améliorer les conditions de la femme et de l'enfant.
Auparavant, Mme Ute Deseniss Gross, représentante de l'UNICEF en Mauritanie, avait félicité les participants pour les efforts déployés.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - Les travaux du séminaire Inter-Etats d'échanges d'expériences entre les acteurs du secteur sur la gestion des services de l'eau dans
les petites villes d'Afrique de l'Ouest ont été clôturés mercredi à Nouakchott.
A l'issue de leurs travaux, les participants à cette rencontre de quatre jours ont constaté dans leur document de synthèse et en se basant sur des expériences en
Mauritanie et au Mali, que les usagers de l'eau peuvent financer à 100% de l'extension de leurs réseaux et de l'installation de branchements particuliers tout
comme ils peuvent bénéficier de la réduction du prix de l'eau par l'intermédiaire de l'appui et des conseils qu'on peut apporter aux exploitants.
Le document souligne que la Mauritanie a réussi à déléguer le service de l'eau dans deux tiers des petites villes du pays équipées en AEP (Approvisionnement
en Eau Potable) et sur la base d'un dispositif juridique relativement léger, reposant sur une double motivation. Ce faisant, elle a pu trouver une réponse au
chômage des jeunes diplômés et décharger l'Etat d'une gestion centralisée devenue trop lourde.
Les séminaristes ont aussi remarqué que les Etats ouest-africains doivent recentrer leurs activités, non seulement pour accompagner les mutations et le
changement de rôle des acteurs, mais également pour répondre à une demande non rentable, peu susceptible d'intéresser le secteur privé.
Ils ont également énuméré des pistes à explorer sur la thématique des petites villes qui permettent de s'interroger sur les meilleurs procédés auxquels les
exploitants doivent recourir pour profiter du crédit bancaire et se doter d'un mécanisme financier assurant le suivi technique et comptable dans les petites villes
et les familiarisant avec les méthodes de gestion mixte.
En clôturant les travaux de la rencontre, M. Hadramy Ould Ahmed, secrétaire général du ministère de l'Hydraulique et de l'Energie, a indiqué que "la Mauritanie
qui vise, conformément aux orientations clairvoyantes du Président de la République, Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya, et au programme mis en
œuvre par le gouvernement du Premier ministre, Monsieur Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna, à atteindre l'ambitieux objectif d'un réseau d'adduction
d'eau potable pour chaque petite ville de plus de 500 habitants à l'horizon 2015, saura tirer de riches enseignements de cette rencontre de Nouakchott qui
participe au processus de réflexion pour faire progresser le secteur de l'hydraulique dans les petits centres".
Il a constaté que les statistiques produites par les séminaristes mettent en évidence les besoins immenses en infrastructures hydrauliques "qu'il est nécessaire de
réaliser pour desservir les petites villes de nos pays dont la population ne cesse de croître".
M. Hadramy Ould Ahmed a enfin renouvelé, au nom du gouvernement, ses sincères remerciements à tous les organismes qui ont contribué à la réussite de la
rencontre, notamment les programmes "Solidarité Eau" et "Eau et Assainissement" ainsi qu'à l'institut de la Banque Mondiale et la Coopération française.
A l'issue de leurs travaux, les participants au séminaire ont adressé une motion de remerciements au Président de la République, Monsieur Maaouya Ould
Sid'Ahmed Taya, au gouvernement du Premier ministre, Monsieur Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna, et au peuple mauritanien pour l'accueil très
chaleureux qui leur a été réservé et pour l'atmosphère de convivialité et de grande fraternité qui a caractérisé la rencontre tout au long de leur séjour à
Nouakchott.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - Près de 1000 concurrents s'aligneront vendredi matin sur la ligne de départ de la 4ème édition du marathon mauritano-allemand
qui s'adresse aux élèves, aux étudiants, aux handicapés, aux athlètes en exercice et aux vétérans.
La fédération mauritanienne d'athlétisme, l'institution chargée de l'organisation technique de cette manifestation, n'a ménagé aucun effort pour la réussite totale
de la manifestation. L'ambassade d'Allemagne, qui parraine ce marathon grâce à l'appui des sponsors locaux, a elle aussi déployé les grands moyens pour
répondre à l'appel des athlètes.
Les dossards ont été déjà réalisés en quantité suffisante. Au total 1400 dossards ont été confectionnés. Des tee-shirt ont été floqués aux couleurs des principaux
sponsors. Des sociétés et entreprises de la place ont été contactées pour les besoins de la manifestation.
Pour la plupart, les sponsors ont répondu massivement en promettant soit d'offrir des coupes ou des récompenses soit en nature ou en espèces aux éléments
qui auraient réalisé les meilleures performances et aux entraîneurs - toutes disciplines confondues - qui se seraient le plus distingués au cours de l'année.
Les officiels de la fédération sont sur le pied de guerre depuis quelque temps déjà en vue de préparer le regroupement des concurrents en face de l'ambassade
d'Allemagne, point de départ du marathon.
Là seront distribués les dossards et les conditions d'élimination élucidées. L'itinéraire sera précisé et, tout le long du parcours, des véhicules accompagneront les
coureurs. Une ambulance sera mise à la disposition des concurrents qui seront observés par des éléments de l'Association pour la Médecine du Sport. De l'eau
sera disponibilisée à divers points.
C'est dire donc que le marathon du 16 mars 2001 tentera de combler toutes les lacunes de l'année dernière. La FARIM et l'ambassade d'Allemagne ont fini de
préparer cette manifestation qui s'inscrit dans le cadre d'un programme national annuel destiné à relever le niveau sportif des jeunes mauritaniens.
Fruit d'une préparation concertée, le marathon mauritano-allemand est désormais entré dans la tradition de l'athlétisme mauritanien. Il lui sert de baromètre
incontournable visant à désigner les éléments chargés de représenter la Mauritanie à l'étranger.
C'est pourquoi cette année, les corps constitués, des clubs et les amateurs ont décidé de s'investir en grand nombre pour jouer les grands rôles.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - C'est parti pour vendredi ! L'édition 2000-2001 du championnat national de football de première division s'ouvre vendredi
après-midi à l'Office du Complexe Olympique de Nouakchott. Deux rencontres sont prévues pour la circonstance. Les "hostilités" s'ouvrent par la rencontre
Asc Police/Asc Gendrim, finaliste de la dernière édition de la Coupe du Président de la République. Un match qui sera suivi par l'affrontement entre Asc Garde
et Asc Mauritel Mobiles qui profite de la révolution du secteur pour prendre le relais de l'Asc Mauritel, champion en titre sortant.
Dans la capitale économique, le duel entre l'Asc SNIM et le FC Nouadhibou sera suivi avec intérêt par le public dans le terrain de Cansado. Cette explication
entre clubs du Nord permet au FC Nouadhibou de commencer une mise en jambes sérieuse dans le cadre de sa campagne arabe des clubs champions où il
affronte le MC Oran dans quelques semaines.
Pressés de voir les joutes commencer, le duo Aziz Boughourbal/Ahmed Ould Yahya peut maintenant pousser un ouf de soulagement comme du reste le public
amateur du sport-roi qui attend le démarrage des compétitions depuis janvier dernier.
Une dizaine de clubs s'affrontent dans une poule unique pour la conquête du titre dans un championnat qui ne réunit cette saison que les clubs des deux grands
pôles actuels du football mauritanien : Nouakchott et Nouadhibou.
Cette nouvelle édition constitue un autre challenge pour les clubs et pour la Fédération Mauritanienne de Football (FFRIM) qui suit avec intérêt l'évolution des
engagements de la FIFA vis à vis du football national qui prend, par conséquent, la voie d'un développement intégral. La réalisation du centre technique national
en lieu et place du stade de la capitale offrira bientôt au football mauritanien l'occasion d'entrevoir le bout du tunnel, un pari que Mohamed Lemine Ould
Cheiguer et ses collaborateurs "veulent relever avec l'appui de toutes les parties prenantes au football mauritanien" comme le rappelle souvent le président de la
FFRIM.
AMI
Nouakchott, 21 Mars (AMI) - La Fédération Mauritanienne de Judo se prépare en direction du 18ème tournoi international de Judo de Tunis prévu les 30 et
31 mars 2001.
Pour sa seconde sortie, l'équipe nationale de judo compte y prendre part avec 7 combattants et 7 combattantes. Les catégories suivantes chez les hommes sont
déjà retenues : + 100 kg, -100 kg, -90 kg et -81 kg alors que chez les femmes on aura -48 kg, -52 kg et 57 kg.
Rappelons qu'en juin 2000, les judokas mauritaniens avaient remporté 3 médailles à Saint-Louis du Sénégal lors d'un tournoi qui avait regroupé plusieurs pays
de la zone de développement sportif n° 2 du Conseil Supérieur du Sport en Afrique.
AMI